Le Parlement européen a définitivement adopté, le 28 avril 2026, le premier texte européen encadrant spécifiquement le bien-être et la traçabilité des chiens et des chats issus d’élevage. Cette réglementation vise à lutter contre certaines pratiques considérées comme cruelles ou contraires à la santé animale, dans un marché estimé à plus d’un milliard d’euros par an au sein de l’Union européenne.
Le texte prévoit notamment :
- l’identification obligatoire des chiens et chats par puce électronique ;
- l’interdiction de plusieurs mutilations (coupe des oreilles, de la queue, ablation des griffes ou des cordes vocales) ;
- l’interdiction des colliers coercitifs, notamment électriques ou étrangleurs sans sécurité ;
- l’encadrement renforcé de la reproduction animale, avec l’interdiction de certaines pratiques de consanguinité ;
- des mesures destinées à lutter contre les trafics et élevages clandestins.
Le règlement cible également les élevages favorisant des caractéristiques physiques dites « extrêmes » ou « hypertypes », susceptibles de provoquer des souffrances chroniques chez certaines races de chiens ou de chats.
Cette harmonisation européenne marque une étape importante dans la reconnaissance juridique du bien-être animal et renforce une tendance déjà engagée dans plusieurs États membres, dont la France. Reste désormais à observer les modalités concrètes de mise en œuvre et les contrôles qui accompagneront ce nouveau cadre réglementaire.




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